Sport

Marathon de la Rochelle

C’est parti pour le roman la Rochelle… 😍
Ceux qui ont suivi ma prépa savent que j’avais deux objectifs pour ce marathon : Le premier et le plus important : Renouer avec la distance marathon et prendre du PLAISIR. Le deuxième objectif mais moins important : aller chercher un record personnel (RP) à 4h30 si la condition le permet.
J’échangeais depuis quelques temps avec un autre coureur, Cédric, car nous avions le même objectif et nous avons décidé de courir ce marathon ensemble. Nous nous n’étions jamais rencontrés auparavant et c’est donc la veille du marathon que nous avons fait connaissance en live, à la Pasta Party. C’est là que Mehdi, un autre runner que je connaissais également que virtuellement, a décidé de se joindre à notre petit groupe. Il cherchait du monde à accompagner sur ce marathon, n’ayant pas d’objectif précis en tête.
Le matin du marathon on se dirige vers notre SAS, ou plutôt le SAS des gars ! Eh oui, le gros inconvénient de la Rochelle est que les départs homme/femme sont séparés, c’est archi NUL ! Les bénévoles vérifiaient bien les dossards et refusaient ceux qui n’avaient pas le bon dossard. Du coup, petite entourloupe, les gars font un mur devant le bénévole pour me cacher et je me faufile discrètement derrière 👀 … pas bien… mais pas le choix si on veut partir ensemble.

On a très froid dans le SaS de départ. Je suis emmitouflé dans mon gros coupe-vent que je décide de garder. Mes mains sont gelées.
Le départ est donné ! L’objectif était de tenir entre 6’20 et 6’30 au km. On décide de ne pas partir trop vite pour prendre le temps de s’échauffer donc on se cale sur 6’30.
Km4 j’ai trop chaud 💥 J’enlève mon coup vent, finalement ça va le faire niveau température.
Comme à chaque course, mon corps met trop de temps pour s’échauffer. J’ai très mal aux pieds et aux mollets et c’est seulement au km8 que je ne ressens enfin plus aucune douleur et que la course commence réellement pour moi.
Je garde en tête mon objectif, prendre du plaisir. Je prends donc tous les encouragements des supporters, je m’imprègne de l’ambiance, je donne de la voix aussi. Avec Mehdi et Cédric une vraie complicité d’équipe s’installe. Les garçons sont vraiment aux petits soins avec moi et me portent sur ce début de course difficile.

On est bien, on est contents et on profite vraiment ! Mehdi est un vrai bon samaritain, il s’arrête dès qu’il voit quelqu’un dans le mal, il propose du doliprane, du magnésium, de la crème, on est morts de rire avec Cédric 🤣 Il faut savoir que Mehdi courrait largement en dessous de son rythme pour rester avec nous donc les allers-retours n’étaient pas difficiles pour lui.
Au km14 l’envie de pipi se fait trop pressante mais je ne veux pas perdre du temps et faire la queue devant les WC marathon. Je trouve donc un petit parking pour aller faire pipi derrière une voiture et là… une mamie qui était dedans oups…😂 Je pars donc plus loin et hop petit pipi et c’est reparti, ça fait du bien !
Au km18 on se fait dépasser par le trio de tête 🏆🥇 C’est un moment sympa où on met notre course « en pause » pour encourager les premiers. On donne de la voix, on applaudit et on fait des blagues. C’est ces moments qui font que les kilomètres défilent plus facilement aussi.
Pas mal de faux plats quand même sur cette première partie de course. J’avoue que pour moi ces montées sont un peu dures mais Mehdi et Cedric sont là pour me booster donc je m’accroche.
A chaque ravito on s’arrêtait à peine une minute pour boire et manger et reprendre notre course. Pour moi c’était assez compliqué de repartir sur le bon rythme ensuite. A chaque fois je mettais quelques minutes avant de reprendre la bonne allure.
Arrive le km21 et là BOOM gros coup de bambou ☠️ Je ne sais pas ce qui m’arrive mais mes jambes sont très lourdes et je me sens un peu oppressée dans la poitrine. Je me dis que ça y est, la 2eme partie plus difficile commence. J’ai du mal à suivre le rythme mais je serre les dents pour m’accrocher. Je vois que Cedric a du jus et je n’ai pas envie de lui faire rater son RP. Je demande donc à Mehdi de partir devant avec lui et de l’emmener vers ce RP de 4h30 car moi je sens que je vais devoir ralentir. Cédric refuse il ne veut pas me laisser seule. Il me dit « on continue jusqu’au km25 au moins ensemble et après on partira devant ». Mehdi me dit que je vais avoir un second souffle mais j’y crois peu car là ça devient vraiment dur.
Je crois que je serai parmi les rares à ne pas me plaindre de la météo car la température était très bien pour moi, même si j’aurais préféré quelques degrés en plus. Le seul truc embêtant était les rafales de vent assez fortes qu’on se prenait en pleine face 🌪️ assez souvent et qui en plus de nous geler les miches nous rendaient la tâche d’avancer plus difficile. On n’a pas du tout eu de pluie sur le parcours ce qui reste très agréable.

Au km24 gros miracle, ça va mieux 💪 J’arrive à bien respirer et je suis de nouveau à l’aise dans le rythme. Du coup arrivé le km25 on reste ensemble mais je décide de ne pas m’arrêter au ravito car j’ai trop peur de casser le rythme et avoir du mal à repartir. Mehdi prend de quoi me ravitailler et les gars me rattrapent.
Même s’il n’y a pas foule de public, ceux qui sont là nous encouragent beaucoup et j’en prends chaque miette, bondidju que ça booste !!
Km26 Cédric commence à avoir une douleur au genou droit, aïe ! Km27 c’est à mon tour, mon genou droit me lance beaucoup aussi, j’ai l’impression que ça bloque derrière. On serre les dents mais c’est très dur musculairement. Heureusement super Mehdi est là avec un sachet d’Arnica que Cedric et moi appliquons sur nos genoux et qui nous soulage un peu.
Les kilomètres défilent, et au km29 gros faux plat qui nous fait ralentir. A partir de là on commence à baisser en rythme, on n’arrive plus à rester sous les 6’30. J’ai mal aux jambes, aux genoux ! Le plus étonnant c’est qu’au niveau du souffle ça allait très bien mais impossible de faire avancer les jambes plus vite. Mehdi aussi commence à avoir mal au genou, décidément on fait une belle triplette !
Au km35 je sens que je peux accélérer un peu mais là c’est Cédric qui n’arrive pas à cause de son genou donc on garde ce rythme, désormais on avance à 6’45 au km. En y repensant, je ne sais même pas si j’aurais pu accélérer vu comme mes jambes étaient en vrac. On s’encourage, on s’accroche les uns aux autres. On ne marche jamais hors ravitos, c’est notre devise. Bon sang que les jambes me brûlent ! Je n’ai qu’une envie : marcher ! Mais c’est hors de question. Le fait d’être en groupe aide aussi pour ça car on ne veut pas ralentir les autres.
La fin approche : km 37, km38, km 39… Enfin ce fichu panneau 40 ! Allez plus que deux. On commence à voir les marathoniens qui ont fini et qui rentrent tranquillement avec leur bourriche, nous aussi on veut y être.
Km 41 on y est presque ! On commence à accélérer, on dépasse beaucoup de gens qui marchent. Allez plus que 500 mètres, on passe sur le tapis orange, la fausse je joie je crois qu’on est au bout eh non ! Je vois 50m plus loin le panneau qui dit « Il vous reste 195mètres à parcourir » et ça me sape le moral bouhhhh ! 🚫
Les battements de mon cœur accélèrent et pour la première fois sur un marathon je sens l’émotion monter, on se prend la main tous les trois et je me mets à pleurer, la ligne d’arrivée est là, on traverse main dans la main et de mon côté, avec une grande émotion non dissimulée.

On se fait un gros câlin collectif, whaow quelle course ! RP non battu mais qu’importe, on a pris du plaisir ensemble, on a vécu des gros moments de partage, et ça, ça n’a pas d’équivalent !

Un GRAND MERCI à mes deux acolytes qui m’ont offert le souvenir le plus mémorable sur une course, je garderai longtemps ce marathon dans mon ❤️, quelle aventure ensemble les copains, merci de m’avoir portée et encouragée tout le long ! 😘

Je n’oublie bien évidemment pas mon coach, Bruno Heubi, à qui je dédie cette victoire sur moi-même, et que je remercie de m’avoir redonné goût à la course à pied.
J’ai couru cette course aux couleurs de Ruban Bleu, pour Audrey, atteinte de sclérose en plaques, et tous ceux qui luttent contre cette satané maladie. Et je pense que je porterai souvent ce T-Shirt pour cette cause 

Repas gourmand bien mérité après tant de péripéties. Ce 5ème marathon clos en beauté ma saison 2018, maintenant repos avant de rependre tranquillement.

Sportez vous bien !

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